Comme BK&S à Repelen, Pyramid Peak a son rendez-vous live attitré. Depuis 2001, le groupe se produit dans la grotte de Dechen, près de Dortmund. En 2014, pour la première fois, Axel Stupplich et Andreas Morsch, ses deux fondateurs, avaient organisé un double concert en compagnie, justement, de BK&S. Cette année, c’est à un véritable mini-festival que le public a été convié, avec pas moins de cinq concerts, dans deux grottes différentes. Au programme, un certain Project Andrew Rotten, Filter-Kaffee, Axess, BK&S et Pyramid Peak.
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| Pyramid Peak & BKS live @ Dechenhöhle 2018 De gauche à droite : Detlef Keller, Andreas Morsch, Bas Broekhuis, Axel Stupplich, Mario Schönwälder, Frank Rothe |
Grotte de Dechen, Iserlohn, le 22 septembre 2018
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| Project Andrew Rotten |
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| Filter-Kaffee |
Le contraste est saisissant dès que Mario Schönwälder et Frank Rothe, les deux compères de Filter-Kaffee, investissent la grotte. Pas de boîtes à rythmes ici. On retrouve la grande tradition de la Berlin School des années 70, avec ses séquenceurs, ses longues plages planantes, mais surtout le principe de l’improvisation. Mario a bien programmé quelques séquences à l’avance, et les deux hommes suivent manifestement un certain canevas. Mais les morceaux pourraient se présenter sous mille physionomies différentes. Plus important, la musique de Filter-Kaffee entre en résonnance avec les lieux. La grotte n’est pas qu’un écrin, un décor un peu inhabituel dont profitent les musiciens, car ceux-ci la mette à leur tour en valeur.
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| Axess |
Axel Stupplich, maître d’œuvre de la manifestation, bien connu dans le milieu sous le nom de scène d’Axess, propose le concert le plus surprenant du jour. Assez éloigné du son de Pyramid Peak, et de la musique électronique classique en général, Axess explore aujourd’hui une veine chillout plutôt plaisante, où les rythmiques sont bien plus maîtrisées que chez son collègue. Sa manière d’utiliser les kicks rappelle par moment MoonSatellite : autant dire du solide, même s’il n’échappe pas à quelques mélodies faciles. O peut se faire une idée de son travail en écoutant son nouvel album, Seashore, paru sur Spheric Music, le label du dynamique Lambert Ringlage.
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| BK&S |
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| Pyramid Peak |
Frank Rothe m’avait vendu la mèche, mais tout le monde
pouvait s’y attendre : la soirée se devait de s’achever sur une jam session avec tous les musiciens réunis
sur scène. C’est ainsi que BK&S et Pyramid Peak, accompagnés de Frank, se
sont retrouvés pour le rappel, dans cette grotte pleine à craquer, eux-mêmes
subitement très à l’étroit. Je remarque que le public est majoritairement
masculin. Une constante avec ce style musical sauf, peut-être, à Repelen. Selon
Bas Broekhuis, cela s’explique par l’aspect technique des instruments qui, d’après
son expérience, attire plus les hommes que les femmes. Or, ajoute Detlef
Keller, cela crée un préjugé défavorable. Du coup les femmes sont moins
exposées que les hommes à ce style. Mais dès qu’elles ont l’opportunité d’en
écouter – Detlef est catégorique –, elles n’apprécient pas moins que les hommes.
Mario l’affirme : cette journée Electric Cave restera unique. Pas question de fonder encore un
nouveau festival. Je crois, pour ma part, que si Axel Stupplich l’invite à remettre
ça l’année prochaine, il ne dira pas non. Et nous non plus.






