Encore ::: musique et médias en Allemagne et ailleurs :::
Editeur : Sylvain Mazars
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« Encore », du latin hinc ha hora, est un mot bien français. Mais ici, il doit
s’entendre comme un anglicisme, l'équivalent anglo-saxon de notre rappel ou de
notre bis, à la fin des concerts. Encore
est aussi le titre d’un album live du groupe allemand de musique électronique
Tangerine Dream. Sur ce blog, il sera en effet beaucoup question de l'Allemagne,
de concerts… et de musique électronique. Mais pas uniquement.
Pourquoi l'Allemagne ?
Nos voisins entretiennent une scène riche et avant-gardiste, précisément dans le
domaine des expérimentations numériques. Pour autant – c’est une autre de leur
spécificité –, ils n’ont jamais tourné le dos à leurs vieilles gloires, si bien
qu'en Allemagne coexistent les clubs techno les plus innovants et les camps
hippies les plus rétro. Les modes musicales ne s’y succèdent pas, elles
s’additionnent. Chaque style possède son vivier d’artistes, son public, ses
lieux dédiés. Surtout, chaque style est pris au sérieux. L’intérêt toujours
vivace des Allemands pour la musique de leurs aînés peut être comparé avec
celui qu’ils expriment pour la musique du reste du monde, y compris lorsque le reste du monde est passé à autre chose. Le phénomène ne doit
pas être confondu avec ces poussées de fièvre « revival » que nous
connaissons parfois, où le ricanement moqueur le dispute souvent à la simple nostalgie.
Découvertes ou redécouvertes, pépites ou valeurs sûres, inconnus ou légendes, je
me propose de dépeindre le paysage musical le plus éclectique possible, sans
rien m'interdire, pas même d'aller voir ailleurs. L’Allemagne est ouverte, je
n’ai donc aucune raison de m’y confiner. Si je m'y arrête si souvent, c'est avant tout par passion.
A qui s’adresse ce
blog ? Ouvert à tous, ce site est plus spécifiquement conçu à destination de la presse spécialisée, mais aussi des professionnels de l’industrie musicale : labels, producteurs, managers ou promoteurs désireux de se tenir au courant de ce qui « marche » en Allemagne, de se renseigner sur les méthodes, les succès et même les échecs de leurs homologues d’outre-Rhin ou, plus simplement, de découvrir de nouvelles choses. Les uns et les autres trouveront ici des
faits, des dates, des informations de première main, recueillies directement
auprès des intéressés. L'écoute attentive des disques, l'examen assidu des
réseaux sociaux, l'analyse des chiffres et des charts, aussi indispensables et
passionnants soient-ils, resteraient superficiels sans une immersion régulière
au contact des gens qui font avancer cette scène au quotidien. Au-delà des traditionnelles
interviews, critiques de disques ou revues de concerts, je tâcherai donc de
privilégier une approche plus transversale, d'attacher à toute considération
sur la musique proprement dite des observations plus critiques sur la manière
dont elle est faite, les conditions de sa fabrication, de sa distribution, de
sa promotion.
Un blog pour faire
une pause. Musique, médias, marché : au beau milieu de ce
flot de données, je prendrai aussi le temps de mises en perspectives plus
personnelles sur le sens du métier, sur les relations de l’art à l’argent, de
la culture à la consommation, autant de réflexions dont nous autres
journalistes nous affranchissons parfois, non par paresse ou par ignorance, mais
parce que l’actualité ne s’arrête jamais, qu’elle ne nous laisse plus le loisir
de la méditation, et qu’il faut « rendre ton papier avant le bouclage,
coco ! »
28 décembre 2012

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