Depuis quelques mois,
Hans-Joachim Roedelius multiplie les apparitions sur scène dans le monde entier.
São Paulo, Barcelone (Primavera Sound Festival), Graz, Berlin, Braga, Copenhague, bientôt Saint-Pétersbourg et
Düsseldorf : les festivals électro-chics se l’arrachent. Avec un
tel programme, une date parisienne semblait inespérée. C’est pourtant ce qui s’est
produit ce 7 novembre au Petit Bain, une péniche amarrée au pied de la
bibliothèque Mitterrand, où Achim retrouvait le musicien DJ Leon Muraglia. Les deux
hommes, qui collaborent depuis trois ans, viennent de publier leur premier
album, Ubi Bene (Passus Records).
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| Leon Muraglia & Hans-Joachim Roedelius live @ Petit Bain, Paris |
Paris, le 7 novembre 2015
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| Leon Muraglia |
Il y a dix jours, à peine sirotée la dernière coupe de
champagne de sa soirée d’anniversaire où, parait-il, il faisait encore la nouba
avec son épouse Christine à 3 heures du matin, Hans-Joachim Roededius s’envolait
pour Braga, au Portugal. Une semaine plus tard, le 5 novembre, c’est à
Copenhague qu’il jouait devant une salle pleine à craquer où Michael Rother le
précédait sur scène. Seulement deux jours après, il était attendu au bord des
eaux pures et claires de la
Seine, afin d’interpréter l’album
Ubi Bene, fruit de sa collaboration avec le musicien italien (mais résident
d’Oslo, en Norvège) Leon Muraglia. Plus souvent concentré sur son piano, Achim laissait
pour une grande part le soin des machines à son partenaire, comme l’atteste le
premier morceau, le minimaliste
Kurhaus
Skinnydip (ce titre ne reflèterait-il pas l’une des activités préférées d’Achim ?).
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| La couverture d'Ubi Bene : une photo de Lunz am See |
Florian Tanzer n’est plus là pour assurer les parties
visuelles, aussi Roedelius fait-il projeter l’un de ses propres films, tourné en
plan fixe devant la maison d’un vieil ami en Corse. Dès le second morceau, on
sent pourtant que quelque chose ne va pas. L’album est méconnaissable. Les deux
musiciens s’entendent-ils correctement ? Est-ce l’acoustique exécrable de
la salle ? La désinvolture de l’ingénieur du son, plus disposé à bavarder
avec sa copine ou à envoyer des textos ? A l’issue du show, les deux musiciens
en conviennent : l’album méritait mieux. Les fans de Roedelius se doivent
de l’écouter. Ils reconnaitront son style unique dans les titres
Gently Falling Snow et
A Nostalgia For Lollipops.
Ceux de Cluster seront surpris par My Heart And Mind Were Disposed To The
Gentle Feelings Of Good Will, qu’on croirait tout droit sorti de Zuckerzeit. Pour ne rien dire du
superbe
A Reflection In Deep Sea, inaudible pendant le concert, sans doute le sommet de la collaboration Roedelius
+ Muraglia.
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| Hans-Joachim Roedelius |
Ni Achim, ni le promoteur n’ayant fait une publicité monstre
autour de l’événement, ce concert est resté confidentiel. Mais on espère revoir
Roedelius en France au plus vite. Ce ne sera pas facile. L’année n’est même pas
terminée que, déjà, Saint-Pétersbourg et son Electro-Mechanica Festival, Düsseldorf
et son Approximation Festival attendent la visite du maître.
Prochains rendez-vous
avec Hans-Joachim Roedelius
– Roedelius
live @ Electro-Mechanica Festival, Saint-Pétersbourg, 21/11/2015
– Roedelius
+ Chaplin live @ Approximation Festival, Düsseldorf, 25/11/2015
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| Roedelius + Muraglia live @ Petit Bain, Paris |